Après la littérature

Je lisais il y a quelques temps sur un blog que l’utilisation des transports aéronautiques (le voyage en avion, je traduis pour les incultes) étaient la source de ballonnement et d’émission de gaz digestif accru (autrement, toujours pour les incultes, de pets) ce qui est évidemment, plutôt inconfortable pour les uns et pour les autres (ceux qui se retiennent, ceux qui se lâchent et ceux qui sont à côté).

Les revêtement des sièges sont d’ailleurs conçus pour absorber une partie de ses gaz. La moitié seulement, ce qui n’est pas un progrès technique miraculeux vu que nous sommes déjà au 21ème siècle.

Toujours dans la même lignée, l’article précisait que les pets féminins ont une odeur plus corsée que les pets masculins.

Bref. Que des bonnes nouvelles.

Quelque temps plus tard, je réfléchissais sur la fin programmée de la littérature.  Vous n’êtes pas sans savoir que les jeunes ne lisent plus (même plus de BD), que les clients des libraires vieillissent et meurent comme des mouches sans se renouveler (contrairement à cet insecte) et que les libraires dépités et abandonnés ferment leurs boutiques une à une. Moi-même, qui me targue d’écrire quelques menus récits (j’ai une vie à côté, quoi !) je m’aperçois  que le papier imprimé et relié sur plus d’une centaine de pages ne se vend pas. Heureusement, j’ai un autre boulot à côté, sinon je serais morte de faim depuis longtemps.

Bon, la littérature à l’ancienne est en train de mourir, elle agonise plus ou moins en silence, paix à son âme, quelques derniers soldats empoussiérés ont beau se battre, les dés sont jetés.

Heureusement, me dis-je (je continue de réfléchir) il y a internet et les blogs. Eurêka, nous sommes sauvés.

Tant que nous pourrons lire des informations aussi capitales (eh les filles,  les nouvelles Nike pouet pouet avec graou graou imprimés dessus et lacets découpés dans de la corde de pendu viennent de sortir), tant que nous pourrons sourire en découvrant les liens entre la science des aéronefs (l’aéronautique, quoi !) et la digestion aussi délicatement mis en évidence, la littérature existera encore un peu dans nos têtes et nous pourrons songer que Proust et Cervantès n’ont pas souffert pour rien.

Un petit look peace and love pour me faire pardonner de tant d’acrimonie.  Futility Jane aboie, mais elle ne mord pas.

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pantalon violet velours damassé Sister Jane ( sur Asos), veste dentelle Only, débardeur Petit Bateau, chaussures Camper

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